À fin 2025, 116 200 frontaliers étrangers travaillent dans le canton de Genève, soit 2 100 de plus qu’à fin 2024 (+ 1,9 %). Il s’agit de la plus faible progression en un an depuis 2009 (+ 1,6 %), à l’exception de l’année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19. Cette année-là, le nombre de frontaliers actifs avait légèrement reculé (- 0,1 %).
Depuis 2020, le nombre de frontaliers étrangers actifs dans le canton de Genève a augmenté de 28,5 % contre + 20,5 % au niveau Suisse.
À l’échelle nationale, le nombre de frontaliers étrangers en activité est en hausse de 1,1 % en 2025, pour atteindre 411 450 personnes à fin décembre. Genève emploie 28 % des frontaliers étrangers actifs en Suisse et demeure le premier canton employeur, devant le Tessin (19 %).
Le ralentissement de la croissance du nombre de frontaliers en 2025 par rapport à 2024 est visible dans la quasi-totalité des branches économiques. Il est particulièrement marqué dans le commerce de gros, le commerce de détail, l’hébergement et restauration, les activités immobilières, l’information et communication et l’industrie alimentaire et du tabac, branches dans lesquelles les effectifs sont restés stables ou ont légèrement diminué en 2025. Seules quelques branches enregistrent une hausse supérieure à celle de 2024 : cokéfaction, raffinage et industrie chimique, production et distribution d'énergie, activités juridiques et comptables et les activités du secteur primaire.
Les résultats présentés dans cette actualité sont tirés de la statistique fédérale sur les travailleurs frontaliers étrangers (STAF) élaborée par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Il s’agit d’une estimation provisoire du nombre de frontaliers étrangers en activité en Suisse basée sur diverses sources. Les résultats seront révisés lors des prochains trimestres.
À noter que les personnes de nationalité suisse et les binationaux résidant à l'étranger ne sont pas compris dans les effectifs publiés car ils n’ont pas besoin de permis de travail et ne figurent dans aucun registre ; il en va de même des fonctionnaires internationaux qui résident en France, quelle que soit leur nationalité.